Luciano Valente : Un Talent Ascendant et une Famille Passionnée
La première photo de Luciano Valente est déjà une histoire à part : une échographie montrant un pied. Sa mère Irene était déçue, mais son père Roberto a aussitôt blagué : « Mon fils sera footballeur. » Moins d'un an après, Valente est devenu une star de Feyenoord et un international néerlandais. À 22 ans, le Groninguen se décrit comme joyeux et familial, mais son entourage ajoute : un peu laxiste, naïf, très actif et surtout intrépide. Mentionné comme remplaçant possible de Frenkie de Jong, il confie à son père être « mortifié ». Sa mère Irene n'hésite pas à préciser : « Luciano est carrément laxiste. » Cette décontraction ne plaît pas toujours à une famille de footballeurs très passionnée. Roberto, son père, se souvient d'un Luciano rieur après une défaite 9-1 des jeunes de Groningen contre AZ. « Qu'avez-vous bien fait ? Vous avez perdu 9-1 ! Tu ferais mieux d'arrêter le foot », lui a-t-il lancé, habitué à la culture de la victoire italienne. Les frères Ricardo et Lorenzo acquiescent. Lorenzo, le cadet, fut le premier à être repéré mais fut libéré après trois ans au centre de formation de Groningen. Ses parents ont vu la douleur de ce rêve brisé, ce qui rend l'échec d'autant plus difficile. Leur mère Irene souligne que le fanatisme sportif est ancré en elle. « Pédagogiquement, ce n'était pas toujours responsable, mais nous ne croyons pas à la complaisance. » Si tu joues bien, tu l'entends ; si tu jouais mal, tu l'entendais aussi. Lorenzo estime que cette éducation a été très bénéfique, formant une résilience face à la critique. Luciano, l'international Oranje, confirme : « Sans ma famille, cela n'aurait jamais été possible, même si c'était parfois difficile. » Leur critique était motivée par la connaissance du potentiel. Pour les Valente, un match de jeune à GVAV-Rapiditas F1 ou un match à Feyenoord, c'est la même chose. L'intérêt croissant autour de Luciano leur semble étrange, presque une autre réalité. « Nous crions parfois que ce n'est pas normal, juste pour le dire », confie Lorenzo. Roberto trouve « presque embarrassant » que l'attention porte sur la barbichette ou les tatouages de Luciano. La famille redoute la fragilité de la gloire et l'éventuelle diabolisation médiatique. Mais Luciano, lui, ne se laisse pas démonter, gardant une perspective sereine. « Lu était bon en tout quand il était enfant », se souvient Ricardo. Il excellait au football, à la natation, à FIFA et même au théâtre. Mais quand le théâtre est devenu impossible, il a choisi le football. À Zuidlaren, ils savent quelle carrière Luciano, le « clown », aurait pu embrasser. Sa mère Irene imagine un YouTuber, ses frères un « influenceur » certain. Mais Ricardo a toujours rêvé de le voir footballeur professionnel. Ricardo a vu ses rêves se réaliser : les débuts contre l'Ajax et un but au Kuip. A-t-il rêvé que son petit frère soulève la Coupe du Monde cet été ? « Pas encore », dit-il, laissant planer le suspense sur l'avenir. LucianoValente Feyenoord Oranje FCGroningen
